
20 February 2026
Comprendre l’hypertrophie mammaire

Comprendre l’hypertrophie mammaire
L’hypertrophie mammaire correspond à un développement excessif du volume des seins, disproportionné par rapport à la morphologie. Quand la poitrine devient trop lourde, elle peut provoquer des douleurs dorsales, des tensions cervicales, des irritations sous-mammaires, une gêne dans le sport et, parfois, un réel impact sur la confiance en soi et la qualité de vie. Zoom sur les causes, et comment la corriger, dont la réduction mammaire.

Qu’est-ce que l’hypertrophie mammaire ?
L’hypertrophie mammaire correspond à un développement excessif du volume des seins par rapport à la morphologie globale de la patiente. Il ne s’agit pas d’une simple forte poitrine ou de “gros seins”.
On parle d’un volume disproportionné, souvent associé à un retentissement fonctionnel et psychologique, jusque dans la vie intime.
Ce volume excessif peut être lié :
- à une augmentation de la glande mammaire,
- à un excès de tissu graisseux,
- ou à une combinaison des deux.
Dans les formes extrêmes, on parle de gigantomastie, lorsque la poitrine devient très volumineuse, et invalidante au quotidien.
Hypertrophie mammaire : quelles sont les causes ?
Les facteurs responsables et/ou aggravants de l’hypertrophie mammaire sont multiples. La cause exacte est inconnue.
1. LA PUBERTÉ
Certaines jeunes femmes développent une hypertrophie dès l’adolescence. On parle parfois d’hypertrophie juvénile. La croissance mammaire est rapide, importante, parfois asymétrique.
2. LES VARIATIONS HORMONALES
La grossesse, l’allaitement ou certaines fluctuations hormonales (notamment à l’apprpche et pendant la ménopause) peuvent entraîner une augmentation importante du volume mammaire.
3. LA PRISE DE POIDS
Une partie du sein étant constituée de tissu adipeux, une prise de poids peut accentuer le volume mammaire.
4. LES FACTEURS GÉNÉTIQUES
La morphologie mammaire est en grande partie déterminée génétiquement.
5. LES CAUSES RARES
Certaines pathologies endocriniennes ou traitements hormonaux peuvent être impliqués, mais cela reste peu fréquent.
Elle oriente la prise en charge et le timing d’une éventuelle prise en charge chirurgicale.

Hypertrophie mammaire et douleur : un lien direct
Le poids excessif des seins tire le buste vers l’avant, pouvant entraîner :
- Cyphose dorsale accentuée : dos plus voûté, épaules enroulées vers l’avant.
- Antéprojection des épaules avec fermeture de la cage thoracique.
- Hyperlordose lombaire compensatrice : le bas du dos se creuse davantage pour rééquilibrer le centre de gravité.
- Déséquilibres musculaires entre muscles postérieurs (étirés, fatigués) et antérieurs (raccourcis).
- Contractures chroniques des trapèzes et des muscles cervicaux.
À long terme, ces adaptations peuvent entretenir les douleurs dorsales, cervicales et les céphalées de tension.
À cela peuvent s’ajouter des irritations cutanées sous-mammaires, liées à la macération.
La poitrine agit comme un poids permanent vers l’avant. Le corps compense. La colonne vertébrale souffre.
Dans les formes importantes, le sport devient difficile. Courir ou sauter peut devenir inconfortable, voire vraiment douloureux et donc impossible.

Les conséquences esthétiques : la ptose mammaire
Avec le temps et sous l’effet du poids, une ptose mammaire apparaît fréquemment. Le sein s’affaisse. L’aréole s’élargit et descend. La peau se distend.
Ce phénomène est mécanique. Plus le sein est lourd, plus il tire vers le bas.
La correction de la ptose mammaire via un geste de lifting est donc systématiquement associée à une réduction de volume pour restaurer une poitrine plus haute, plus proportionnée, et surtout plus légère.

Un fort retentissement psychologique
Je le constate souvent en consultation. L’hypertrophie mammaire ne se résume pas à une question de taille. Elle touche à l’image de soi.
Certaines femmes subissent des remarques dès l’adolescence. D’autres évitent certains vêtements ou activités. Le regard des autres pèse.
Il ne s’agit pas d’un caprice esthétique. Il s’agit le plus souvent d’un mal-être réel, installé depuis des années.

L’hypertrophie mammaire : quelle prise en charge ?
On corrige une hypertrophie mammaire grâce à une réduction mammaire.
Cette chirurgie du sein peut être considérée comme réparatrice aux yeux de la Sécurité sociale, lorsqu'on retire au moins 300g par sein.
Ce seuil est le critère principal retenu par l’Assurance Maladie (indépendamment, hélas, de la taille / morphologie de la patiente…)
Ainsi, si ce volume est atteint, une réduction mammaire peut être prise en charge partiellement (codée le plus souvent QEMA013), sur la base des tarifs de la Sécurité sociale.
Lorsque l’hypertrophie mammaire s’accompagne de douleurs dorsales, cervicales, d’irritations ou d’une gêne au quotidien, cela renforce clairement l’indication médicale.

Corriger l’hypertrophie mammaire : l’opération à Lyon
La réduction mammaire à Lyon consiste à retirer un excès de tissu glandulaire et graisseux, puis à remodeler le sein pour lui redonner une forme harmonieuse. Je repositionne l’aréole, et réduit également sa taille. Je corrige la ptose mammaire associée. Après la convalescence, l’objectif est toujours un résultat naturel, proportionné à la morphologie.

