
6 January 2026
Douleur et augmentation mammaire : ce qu’il faut vraiment savoir

Douleur et augmentation mammaire : ce qu’il faut vraiment savoir
“Je n’ai pas eu mal.” C’est souvent ce que me disent mes patientes, étonnées après une augmentation mammaire par prothèses.
Et pourtant, beaucoup arrivent en consultation avec une peur viscérale de la douleur post-opératoire. C’est compréhensible : la chirurgie du sein est encore associée à une image de gêne intense, de tension musculaire, de nuits difficiles. Ce n’est plus vraiment la réalité. Les techniques ont évolué. Les protocoles aussi. Et surtout, la douleur n’est pas une fatalité.

La douleur après une augmentation mammaire : un mythe encore tenace
L’idée reçue la plus répandue ? Que les douleurs post-opératoires sont systématiques, voire insupportables. En réalité, ce n’est pas le cas.
Aujourd’hui, plus de la moitié de mes patientes me rapportent avoir été agréablement surprises par la simplicité des suites opératoires. Ce n’est pas une coïncidence. C’est le fruit d’un ensemble de progrès chirurgicaux et anesthésiques, que j’ai intégrés dans ma pratique.

Augmentation mammaire, une chirurgie mieux tolérée : pourquoi ?
1. Une chirurgie plus douce, plus précise
L’augmentation mammaire sous le muscle, notamment en technique dual plane (implant partiellement placé derrière le muscle et la glande), est longtemps restée réputée pour sa sensibilité post-opératoire. Ce n’est plus le cas.
J’interviens avec la plus grande précision pour ménager les nerfs, éviter les tensions inutiles, et respecter les structures sensibles. La taille des cicatrices (moins de 3cm) permet aussi une guérison moins douloureuse.
C’est ce que j’appelle une chirurgie de précision. Moins de traumatisme, c’est moins de douleur.
2. Une meilleure gestion de la douleur
L’anesthésie joue un rôle clé. Pour toutes mes patientes, je réalise un bloc locorégional ciblé, qui endort totalement la zone opérée durant plusieurs heures après l’intervention.
Résultat : le réveil se fait en douceur, et les premiers jours sont mieux tolérés.
Ce protocole s’inscrit dans une approche globale : je privilégie ce que j’appelle un parcours de fast recovery, avec un retour à une vie normale dès les premiers jours.

Une gêne plus qu’une vraie douleur
Il ne faut pas confondre douleur et gêne.
Certaines patientes décrivent une tension dans le dos, liée à la posture post-opératoire, ou une sensation de pression dans la poitrine. Ce n’est pas une douleur franche, mais plutôt une adaptation du corps à un nouvel équilibre. En général, cela disparaît rapidement.
Il faut le noter : lorsque les implants sont insérés par voie axillaire, autrement dit par l’aisselle, les douleurs peuvent être plus marquées. Cette approche, aujourd’hui beaucoup plus rare, traverse des zones sensibles et rend la récupération souvent moins confortable. Ce n’est pas une technique que je pratique.

Combien de temps dure la douleur après une augmentation mammaire ?
En moyenne, les douleurs post-opératoires durent 2 à 5 jours. Mais le plus souvent, elles restent modérées.
Les patientes reprennent une activité légère dans les jours qui suivent. On peut marcher, sortir, s’habiller seule. Les mouvements des bras sont limités au début, mais ça revient vite.
En savoir plus sur la vie après une augmentation mammaire et les conseils post opératoires ici.

Comment soulager les douleurs mammaires après l’intervention ?
Voici les mesures que je mets en place systématiquement :
- Bloc locorégional au bloc opératoire : j’infiltre un produit anesthésiant pendant l’intervention qui endort les nerfs et permet un réveil tout en douceur.
- Un pansement compressif est appliqué dès la fin de l’intervention, pour stabiliser les tissus et réduire les tensions.
- Antalgiques adaptés dès le réveil, puis en relais à domicile.
- Soutien-gorge post-opératoire de contention pendant un mois jour et nuit, puis de jour le mois suivant, pour limiter les tensions et aider à la cicatrisation.
- L’utilisation de poches de froid ou blocs de glace, à appliquer (protégés) sur la zone thoracique pour apaiser localement.
- Suivi rapproché, pour ajuster la prise en charge si besoin.
- Et surtout, je reste disponible. La communication avec mes patientes est essentielle.

Ce qu’il faut retenir
Une augmentation mammaire ne rime pas forcément avec douleur. Aujourd’hui, les conditions existent pour vivre cette intervention dans le confort, en toute sécurité.
- Une approche moderne repose sur trois piliers :
- Une chirurgie précise et respectueuse
- Une gestion proactive de la douleur pendant et après l’opération des seins
- Une récupération rapide et personnalisée
FAQ
Douleur et augmentation mammaire
1. Est-ce que l’augmentation mammaire est douloureuse ?
Non, pas forcément. Grâce aux nouvelles techniques et à une bonne gestion post-opératoire, la douleur est aujourd’hui modérée dans la majorité des cas.
2. Combien de temps dure la douleur après une augmentation mammaire ?
En général, les douleurs post-opératoires durent entre 2 et 5 jours. Elles diminuent rapidement avec le traitement adapté. Le repos, pendant la première semaine, permet également de mieux gérer cette période.
3. Pourquoi certaines femmes ont plus mal que d’autres ?
Cela dépend de plusieurs facteurs : la sensibilité individuelle, la position des prothèses (sous le muscle ou non), la posture, ou encore la gestion du stress. C’est pourquoi l’accompagnement est essentiel.
4. Que faire en cas de douleurs mammaires après l’intervention ?
Il faut suivre les prescriptions médicales (antalgiques, repos, port du soutien-gorge) et ne pas hésiter à en parler si une gêne persiste. Tout est prévu pour adapter le traitement si nécessaire.
5. Y a-t-il des complications douloureuses possibles ?
Certaines complications et risques de l’augmentation mammaire peuvent entraîner des douleurs : hématome, contracture capsulaire, infection… Mais elles restent rares si l’intervention est bien encadrée, le chirurgien expert et les consignes post-op respectées.
6. Est-ce que l’augmentation mammaire sous le muscle fait plus mal ?
C’était vrai il y a 10 ou 15 ans. Aujourd’hui, les techniques évoluées (comme le dual plane) mais également la mise en place de la prothèse par voie sous-mammaire (ou par voie aréolaire) permettent de réduire considérablement la douleur, même sous le muscle.
Cet article ne remplace pas une consultation médicale. Pour tout projet ou question concernant une augmentation mammaire, je vous accueille à Lyon pour un accompagnement sur mesure.

