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les différentes voies de pose de prothèses mammaires | Dr. Mertens

26 March 2026

Dr. Alexandre Mertens

Les différentes voies d’insertion d’une prothèse mammaire

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Les différentes voies d’insertion d’une prothèse mammaire 

La voie d’insertion de l’implant lors d’une augmentation mammaire est un choix déterminant. Il influence la cicatrice, la précision du geste… et parfois même le résultat. Dans cet article, je vous explique les différentes options, et surtout, pourquoi, dans ma pratique, je privilégie la voie sous-mammaire.

Le Dr. Mertens explique les voies d'insertion de prothèses mammaires

Pourquoi la voie d’insertion est un choix stratégique ?

Lorsqu’on souhaite augmenter le volume de ses seins, on parle beaucoup de volume, de forme, de taille… mais l’augmentation mammaire est une intervention plus complexe qu’on croit, et la façon dont on introduit l’implant en est un élément clé.

La pose de prothèses mammaires nécessite de créer une loge parfaitement adaptée. 

Pour cela, le chirurgien doit voir précisément ce qu’il fait, pouvoir stabiliser et fixer les tissus, mais également éviter d’abîmer des structures importantes (nerfs…)  et si possible éviter de traverser la glande mammaire.

C’est là que la voie d’insertion des prothèses mammaires prend tout son sens.

Il existe trois grandes options :

  • La voie sous-mammaire,
  • La voie intra-aréolaire,
  • La voie axillaire.
augmentation mammaire par voie sous-mammaire | Dr. Mertens

L’augmentation mammaire par voie sous-mammaire : la référence

C’est aujourd’hui ma technique privilégiée.

Je réalise une incision très courte (3 cm, parfois 2,5 cm) dans le sillon sous le sein. La cicatrice est positionnée à la jonction naturelle entre le sein et le thorax.

Pourquoi je la privilégie ?

Elle offre plusieurs avantages majeurs en termes de sécurité, de contrôle du résultat mais aussi de stratégie à long terme.

Contrairement à certaines idées reçues, cette voie n’est pas simple. Elle nécessite une vraie maîtrise technique. La visibilité se fait à l’aide d’une valve éclairante et le chirurgien travaille avec une ouverture très limitée. 

Le challenge est justement de réussir à voir et à être précis “à travers un trou de souris”, tout en réalisant une cicatrice la plus courte possible.

Une fois cette technique bien maîtrisée, elle permet :

  • Une visibilité optimale pour créer la loge
  • Un précision accrue et un contrôle du positionnement de la prothèse (notamment pour fixer le sillon sous mammaire) : clé pour obtenir un résultat naturel
  • Une cicatrice très courte et discrète (“minimal scar”), cachée dans le pli du sein

C’est aussi la voie la plus fiable dans le temps, notamment pour limiter certaines complications (comme les coques mammaires).

Dans ma pratique d’augmentation mammaire à Lyon, c’est clairement la voie qui me permet d’être le plus précis.

augmentation mammaire par voie intra-aréolaire | Dr. Mertens

L’augmentation mammaire par voie intra-aréolaire 

Ici, l’incision est réalisée au niveau de l’aréole, généralement à sa partie inférieure.

La cicatrice est donc située à la jonction de couleur entre peau et aréole, très peu visible.

  • Cette voie offre une bonne visibilité, mais un contrôle de la loge plus limité.
  • Elle nécessite de traverser la glande mammaire, ce qui peut augmenter le risque de contamination et de coque mammaire. 
  • Elle peut également exposer, dans certains cas, à des modifications de la sensibilité du mamelon (le plus souvent transitoires).
  • Lors de la cicatrisation, une adhérence peut parfois se créer avec le muscle pectoral. La cicatrice peut alors devenir “dynamique” : elle reste discrète au repos, mais peut se creuser ou se déformer à la contraction, ce qui peut la rendre moins esthétique.

Dans ma pratique, je ne réalise pas cette technique. Elle ne correspond pas à mon exigence de précision et n’est pas adaptée à toutes les indications.

augmentation mammaire par voie axillaire | Dr. Mertens

L’augmentation mammaire par voie axillaire 

…ou augmentation mammaire par voie transaxillaire.

L’implant est introduit par une incision située dans le creux de l’aisselle. Il n’y a donc pas de cicatrice d’augmentation mammaire sur le sein lui-même.

Cette technique a été largement popularisée comme une “augmentation mammaire sans cicatrice”. En réalité, elle est loin d’être dénuée de contraintes.

Elle offre une vision plus indirecte du champ opératoire, avec un contrôle moins précis de la loge et de la libération musculaire. Cela peut entraîner davantage d’irrégularités de positionnement, voire des asymétries ou des phénomènes d’animation plus marqués.

Le passage par l’aisselle expose également à un environnement anatomique différent, avec des structures glandulaires et lymphatiques, ce qui peut poser certaines limites en termes de sécurité et de gestion à long terme.

Elle reste aussi plus complexe en cas de reprise chirurgicale.

Dans ma pratique, je ne réalise pas cette technique. Elle ne correspond pas à mon exigence de précision et de contrôle du geste.

Ceci dit, et comme c’est souvent le cas en chirurgie, il existe différentes écoles et chaque chirurgien développe sa propre expérience au fil des années. D’autres confrères peuvent avoir une approche différente et parfaitement la défendre !

augmentation mammaire en Dual Plane | Dr. Mertens

Et le lien avec la position de l’implant ?

La voie d’insertion d’un implant ne doit pas être confondue avec la position de l’implant.

Par exemple, on peut réaliser une augmentation mammaire sous le muscle (ou en dual plane, comme c’est le cas aujourd’hui) avec différentes voies d’accès.

Mais dans les faits, la voie sous-mammaire reste la plus cohérente pour travailler précisément ces plans anatomiques.

choix d'une prothèse mammaire expliqué par le Dr. Mertens

Toutes les voies d’insertion donnent-elles le même résultat ?

En théorie, oui.

Le résultat dépend de plusieurs facteurs : l’anatomie de départ, le choix de l’implant, la qualité du geste chirurgical, et la voie d’abord.

Mais certaines voies permettent un travail plus précis, plus reproductible, plus sécurisé.

C’est pour cela que je privilégie une insertion par voie sous-mammaire : un résultat naturel, stable et maîtrisé.

FAQ

Questions fréquentes des patientes

1. La cicatrice sous-mammaire est-elle visible ?

Dans la grande majorité des cas, non. Elle est placée dans le sillon naturel du sein. Avec le temps et les bons soins post opératoire, la cicatrice devient (très) discrète. Si besoin, des séances de laser peuvent encore améliorer son aspect. 

2. Peut-on choisir sa voie d’insertion ?

C’est une discussion. Mais ce choix doit rester médical. Il dépend de votre anatomie, de votre projet et des contraintes techniques. Personnellement, je pratique exclusivement la voie sous-mammaire.

3. La voie aréolaire est-elle plus risquée ?

Elle n’est pas “risquée” en soi, mais elle traverse la glande mammaire, ce qui n’est le cas de la voie sous mammaire, qui diminue le risque de contamination et donc de coque.

4. Quelle voie permet le résultat le plus naturel ?

Ce n’est pas uniquement la voie qui détermine le résultat. Mais la voie sous-mammaire permet souvent un travail plus précis – notamment au niveau du sillon –, donc plus fiable pour obtenir un résultat naturel.

5. Est-ce que la voie change la douleur après l’opération ?

Elle dépend surtout de la position de l’implant (notamment en augmentation mammaire sous le muscle ou devant le muscle). Aujourd’hui, la gestion de la douleur a beaucoup évolué : grâce à l’anesthésie loco-régionale, le réveil se fait en douceur. La majorité des patientes décrivent des douleurs légères à modérées, bien contrôlées par des antalgiques classiques. En revanche, la voie axillaire peut être un peu plus douloureuse. Le passage par l’aisselle nécessite un décollement des tissus sur une zone plus étendue et moins “directe”, ce qui peut majorer les tensions post-opératoires à ce niveau.

6. En cas de changement de prothèse, la voie d’insertion change-t-elle ?

Oui, souvent. La voie sous-mammaire est d’ailleurs celle qui facilite le plus les réinterventions (augmentation mammaire secondaire) si nécessaire.

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