
23 September 2026
Quels sont les premiers signes d’une ptose mammaire ?
Quels sont les premiers signes
d’une ptose mammaire ?
Une poitrine qui commence à tomber ne présente pas forcément une ptose importante. Les premiers signes sont souvent discrets : le sein s’allonge, perd du volume dans sa partie supérieure ou l’aréole descend progressivement.
Comment reconnaître une ptose mammaire et quand parle-t-on réellement de seins tombants ?

Comment savoir si sa poitrine commence à tomber ?
Le premier repère est la position du mamelon par rapport au sillon sous-mammaire, c’est-à-dire le pli naturel situé sous le sein.
Mais ce n’est pas le seul élément que j’observe.
Un début de relâchement de la poitrine peut également se traduire par une perte de galbe dans le haut du sein, une poitrine qui paraît plus longue, plus “vidée”, plus molle, une plus grande quantité de peau sous l’aréole, un mamelon qui s’oriente progressivement vers le bas ou encore une partie de la glande qui descend sous le sillon du sein.
Il existe d’ailleurs des seins dont l’aréole reste relativement haute alors que la glande descend. On parle alors de pseudoptose.
➡️ Une poitrine qui tombe n’est donc pas définie uniquement par sa forme générale. C’est l’analyse de la peau, du volume mammaire, de sa répartition et de la position de l’aréole qui permet de poser le diagnostic.

Quels sont les différents degrés de ptose mammaire ?
On distingue classiquement trois degrés :
– La ptose légère : le mamelon arrive approximativement au niveau du sillon sous-mammaire.
– La ptose modérée : le mamelon passe sous le sillon mais reste au-dessus du point le plus bas du sein.
– La ptose importante : le mamelon se situe sous le sillon et devient l’un des points les plus bas de la poitrine.
➡️ Cette classification donne un repère, mais elle ne suffit pas à déterminer quel type de lifting des seins peut être adapté. Deux femmes avec un degré de ptose proche peuvent avoir une qualité de peau et un volume mammaire très différents.

Pourquoi les seins commencent-ils à tomber ?
L’affaissement des seins est avant tout un phénomène normal. Avec le temps, la peau et les tissus de soutien perdent progressivement leur capacité à maintenir le sein dans sa position initiale.
Plusieurs facteurs peuvent accélérer ce phénomène : les grossesses et les variations importantes de volume mammaire, une perte de poids, une poitrine naturellement volumineuse, l’âge, la qualité de la peau ou encore le tabac.
Contrairement à une idée répandue, les études disponibles n’identifient pas l’allaitement lui-même comme un facteur indépendant de ptose mammaire¹,² . C’est surtout la grossesse et les modifications successives du volume du sein qui interviennent.
➡️ Le phénomène évolue également avec l’âge. J’en parle plus précisément dans cet article consacré à la manière de prévenir le relâchement des seins après 50 ans.

Faut-il forcément faire un lifting mammaire ?
- Non. Un début de ptose ne constitue pas une indication opératoire à lui seul. La question se pose uniquement lorsque l’aspect de la poitrine devient gênant pour la patiente.
- Lorsque l’objectif est réellement de remonter le sein et l’aréole, le lifting mammaire reste le geste de référence.
- La stratégie dépend ensuite du volume présent.
- ➡️ Si la poitrine est également vidée, notamment après une grossesse, il peut être pertinent de combiner lifting et implants.
- ➡️ Un transfert de graisse peut parfois compléter le résultat ou restaurer modérément certains volumes.
- ➡️ Quant aux techniques présentées comme des alternatives sans chirurgie (par exemple remonter les seins avec des fils tenseurs), il faut rester prudent.
FAQ :
Vos questions, nos réponses
- Est-ce normal que les seins commencent à tomber ?
Oui. Le sein évolue au cours de la vie. L’âge, la qualité de peau, les grossesses, les variations de poids et le volume naturel de la poitrine influencent tous son évolution. Une ptose n’est ni anormale ni obligatoirement à corriger.
- Est-ce que les seins redeviennent comme avant après une grossesse ?
Cela peut arriver, notamment chez une femme jeune avec une petite poitrine et une bonne élasticité cutanée. Chez d’autres femmes, le sein retrouve son volume mais pas exactement sa forme initiale, ou reste plus vidé dans sa partie supérieure. Les changements sont très variables d’une femme à l’autre.
- Peut-on remonter des seins sans cicatrice ?
Une véritable ptose implique un excès de peau et une descente des tissus : un lifting mammaire laisse donc toujours une cicatrice. Mais celle-ci peut être très discrète dans les ptoses légères. Avec la technique du round block, par exemple, la cicatrice est limitée au pourtour de l’aréole et devient souvent très peu visible avec le temps.
- Des prothèses suffisent-elles à remonter des seins tombants ?
Pas toujours. Un implant restaure du volume mais ne corrige pas à lui seul une ptose importante. Dans certaines situations, un lifting mammaire avec prothèses permet à la fois de remonter la poitrine et de restaurer le volume perdu.
- Peut-on avoir une ptose mammaire avec des prothèses ?
Oui. Une prothèse ne bloque pas le vieillissement naturel du sein. Avec le temps, la peau et la glande peuvent se relâcher alors que l’implant reste en place. Le mamelon descend alors progressivement et une partie du sein peut venir “glisser” sur la prothèse. Ce phénomène est parfois appelé waterfall effect. Il ne signifie pas que l’implant a bougé : c’est souvent le sein lui-même qui a évolué autour de lui.
- Les seins graisseux tombent-ils plus facilement que les seins glandulaires ?
Pas forcément. La composition du sein compte, mais ce sont surtout son volume, son poids, la qualité de la peau et les variations de volume qui influencent l’apparition de la ptose mammaire. Un sein glandulaire comme un sein plus graisseux peut donc s’affaisser avec le temps.
- La ptose mammaire est-elle génétique ?
En partie. La génétique influence la forme et le volume des seins, mais aussi certains facteurs liés à la qualité de la peau. La ptose dépend ensuite beaucoup de l’âge, des grossesses, des variations de poids et du volume mammaire. Elle résulte donc d’un terrain familial et de l’histoire de la poitrine.
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Références :
¹ Rinker B, Veneracion M, Walsh CP. The effect of breastfeeding on breast aesthetics. Aesthetic Surgery Journal. 2008;28(5):534-537. doi:10.1016/j.asj.2008.07.004
² Pisacane A, Continisio P, Italian Work Group on Breastfeeding. Breastfeeding and perceived changes in the appearance of the breasts: a retrospective study. Acta Paediatrica. 2004;93(10):1346-1348. doi:10.1111/j.1651-2227.2004.tb02936.x.

